Economy

Hormuz: A Pressure Card That Could Backfire on Iran’s Economy

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Alanbatnews -
Al-Anbat – Menaces mutuelles et inquiétudes mondiales autour de la voie énergétique la plus importante

Al-Assaf : fermer le détroit serait comme « se tirer une balle dans le pied » pour l’Iran

Al-Anbat – Omar Al-Khatib

Au milieu de l’escalade militaire rapide dans la région, l’Iran a nié vouloir fermer le détroit d’Ormuz, malgré les menaces échangées qui ont placé ce passage maritime très important au centre de la situation politique internationale.

Le porte-parole de l’état-major des forces armées iraniennes, Abolfazl Shekarchi, a déclaré que son pays « n’a pas fermé le détroit d’Ormuz et ne le fera pas dans le futur ». Il a aussi affirmé que l’Iran n’empêchera pas les navires de traverser le détroit. Mais en même temps, l’Iran ne prendra pas la responsabilité de la sécurité des navires ou de leurs équipages. Il a ajouté que les attaques iraniennes viseront seulement les navires liés aux États-Unis et à Israël.

Malgré cette déclaration, le détroit d’Ormuz reste l’un des endroits les plus sensibles pour l’énergie dans le monde. Toute menace de fermeture ne concerne pas seulement les pays en guerre, mais peut aussi provoquer une crise économique mondiale. En effet, une grande partie du pétrole mondial passe par ce détroit vers les marchés asiatiques et européens.

Avec l’augmentation des tensions militaires dans la région, les inquiétudes grandissent concernant les effets sur l’économie mondiale, même pour les pays qui ne participent pas au conflit.

Par exemple, Chine dépend beaucoup du pétrole qui passe par ce détroit. Pourtant, la Chine est considérée comme un pays proche de l’Iran. Cela signifie que la fermeture du détroit pourrait affecter les alliés de l’Iran avant ses ennemis.

Dans ce contexte, une question importante apparaît : comment la fermeture du détroit pourrait-elle affecter l’Iran lui-même ?

L’expert et analyste économique Ghazi Al‑Assaf explique que l’effet de la fermeture du détroit sur l’économie iranienne est difficile à déterminer, car il n’existe pas beaucoup de données économiques précises sur l’Iran. Il ajoute que le gouvernement iranien ne publie pas beaucoup de chiffres économiques détaillés.

Selon certaines estimations, environ 90 % du pétrole iranien sous sanctions passe par le détroit d’Ormuz. Cela signifie que fermer ce passage serait comme « se tirer une balle dans le pied », car les revenus du pétrole diminueraient directement.

Une grande partie de ce pétrole est vendue aux marchés asiatiques, surtout à la Chine, qui est le principal partenaire économique de l’Iran. Cela pourrait donc aussi affecter les relations politiques et économiques entre les deux pays.

Al-Assaf explique aussi que la Chine dépend d’environ 50 % de ses importations de pétrole provenant du détroit d’Ormuz, que ce pétrole vienne d’Iran, du Qatar, de Arabie saoudite ou d’autres pays du Golfe.

Il ajoute que l’Iran souffre déjà de fortes pressions économiques. La dette publique est élevée et une grande partie du déficit du budget est financée par les revenus du pétrole et les taxes, qui restent relativement faibles.

De plus, la monnaie iranienne, le rial, a perdu environ 80 % de sa valeur depuis 2018, ce qui montre les grandes difficultés économiques du pays.

Enfin, il conclut que l’Iran est entré dans ce conflit avec une économie fragile. La plupart des indicateurs économiques ne sont pas solides, ce qui rend difficile pour l’Iran de supporter un conflit long. Fermer le détroit d’Ormuz pourrait donc causer de grands dommages à l’économie iranienne, et le pays pourrait ne pas supporter ces conséquences pendant longtemps.